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Le DIF : Droit Individuel à la Formation
Nous vous prions de trouver ci-dessous quelques passages de la réflexion de Jean-Claude Carle, Sénateur de Haute-Savoie, co-auteur du rapport de la mission sénatoriale sur le fonctionnement du dispositif de formation professionnelle (extrait de Entreprises et compétences N° 16-Avril2008).
Vous faites le constat que les salariés de très petites entreprises sont les parents pauvres de la formation continue. Quelles sont vos préconisations pour inverser cette tendance ?
La Formation : une nécessité, une démarche simplifiée, avec FEDELEC. Le départ en formation d’un salarié dans une petite entreprise se heurte à deux obstacles. Le salarié est parfois réticent à toute formation de peur de renouveler l’échec qui a pu être le sien en formation initiale. D’autre part, dans une TPE de quatre personnes, un salarié en formation, c’est un quart de l’effectif en moins. La productivité s’en trouve affectée. Il est nécessaire de prévoir son remplacement en s’inspirant de ce qui a été mis en place dans le monde agricole, ou en s’appuyant sur des groupements d’employeurs. Autant de pistes pour que la formation aille vers celles et ceux qui en ont le plus besoins.
La Bourse du travail, la complémentarité entre collègues, avec FEDELEC. [...] En terme de moyens, nous proposons la création d’un compte épargne formation dont la phase professionnelle serait articulée autour d’un DIF pensé autrement. Rebaptisé " Devoir Indispensable de Formation", ce dispositif serait le point de convergence entre le besoin de l’entreprise et le souhait salarié. Tout au long de la vie professionnelle, ce DIF serait portable ou transférable dans des conditions qui restent, là encore, à définir par les partenaires sociaux et le législateur. La formation continue avec FEDELEC pour que chacun progresse avec l’entreprise.
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