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"Mars-Avril-Mai 2008"

Le DIF : Droit Individuel à la Formation
ou Devoir Indispensable de Formation ?

 

Nous vous prions de trouver ci-dessous quelques passages de la réflexion de Jean-Claude Carle, Sénateur de Haute-Savoie, co-auteur du rapport de la mission sénatoriale sur le fonctionnement du dispositif de formation professionnelle (extrait de Entreprises et compétences N° 16-Avril2008).

 

Vous faites le constat que les salariés de très petites entreprises sont les parents pauvres de la formation continue. Quelles sont vos préconisations pour inverser cette tendance ?
Actuellement, la formation profite plutôt aux salariés des grandes entreprises, âgés de moins de 50 ans et qualifiés. Les personnels des PME et TPE en bénéficient très peu [...]
La complexité de mise en place des formations est un véritable parcours du combattant. Les formalités administratives et financières découragent les plus entreprenants et beaucoup préfèrent s’acquitter de l’obligation légale plutôt que de former. D’où l’impérieuse nécessité d’apporter au  Chef d’entreprise l’ingénierie, le conseil et l’accompagnement, afin qu’il ne passe pas le tiers de son temps dans ce maquis administratif, juridique et fiscal. [...]

 

La Formation : une nécessité, une démarche simplifiée, avec FEDELEC.

Le départ en formation d’un salarié dans une petite entreprise se heurte à deux obstacles. Le salarié est parfois réticent à toute formation de peur de renouveler l’échec qui a pu être le sien en formation initiale. D’autre part, dans une TPE de quatre personnes, un salarié en formation, c’est un quart de l’effectif en moins. La productivité s’en trouve affectée. Il est nécessaire de prévoir son remplacement en s’inspirant de ce qui a été mis en place dans le monde agricole, ou en s’appuyant sur des groupements d’employeurs. Autant de pistes pour que la formation aille vers celles et ceux qui en ont le plus besoins.

 

La Bourse du travail, la complémentarité entre collègues, avec FEDELEC.

[...]
La notion de "salarié acteur" de son parcours professionnel devrait continuer à occuper une place de choix dans la réforme qui s’annonce. Comment passer de la théorie à la pratique ?
Les salariés doivent prendre conscience de l’importance de se former. 44 % des titulaires d’un diplôme de niveau III et plus (Bac+2) ont suivi, au cours de leur carrière professionnelle, au moins une action de formation.
Ce chiffre tombe à 23 % pour un titulaire de niveau V (BEP-CAP) et à 12 % pour ceux qui n’ont pas de qualification.
Pour inverser cette tendance, il ne faut plus leur donner une vision scolaire de la formation. Au contraire, il s’agit plutôt de valoriser la forme d’intelligence qui est en eux, celle du geste ou de la main. Ainsi, ils seront plus ouverts à la maîtrise des savoirs fondamentaux (lire, écrire, calculer) et à l’acquisition des bases informatiques qui deviennent indispensables dans le monde professionnel.

En terme de moyens, nous proposons la création d’un compte épargne formation dont la phase professionnelle serait articulée autour d’un DIF pensé autrement. Rebaptisé " Devoir Indispensable de Formation", ce dispositif serait le point de convergence entre le besoin de l’entreprise et le souhait salarié. Tout au long de la vie professionnelle, ce DIF serait portable ou transférable dans des conditions qui restent, là encore, à définir par les partenaires sociaux et le législateur.


La formation continue avec FEDELEC

pour que chacun progresse avec l’entreprise.

 

 

 

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